1.1.4-00 photo Chene
Sortir du plein écranPasser en mode plein écran
previous arrowprevious arrow
next arrownext arrow

Maîtrise d’ouvrage : Etablissement Public Foncier (EPF) Ile-de-France
Equipe : de Jean Marin architectes (mandataire) + Richard Klein (Carine Lelièvre)  + BET Grontmij
Réalisation : 2015-2016

Photographies : Lionel Charrier, archives départementales
Archives : archives municipales, centre d’archives d’architecture contemporaine – Fonds Zehrfuss
Scénarios : de Jean Marin architectes

La cité du Chêne-Pointu à Clichy-sous-Bois, réalisée au milieu des années 1960, est composée d’une alternance d’immeubles de 4 et 10 étages dont l’implantation joue de la topographie du terrain naturel et de la polychromie des façades, pour créer des variations. Elle s’inscrit dans la poursuite des recherches de Bernard Zehrfuss et Jean Sebag sur les immeubles de grandes hauteurs, menées depuis l’Algérie jusqu’au Grand Ensemble du Haut du Lièvre à Nancy. Cette importante production reste toutefois absente de l’histoire de l’architecture.

Connue pour être le point de départ des émeutes de 2005, la cité du Chêne Pointu est aussi la copropriété la plus dégradée de France au début des années 2010. La mission portait sur l’exploration des potentiels des 1520 logements afin de mettre en place des outils d’aide à la décision pour les bailleurs sociaux. Elle fait suite à la création  de l’Opération de Requalification des Copropriétés Dégradées (ORCOD), dans un contexte toutefois peu enclin à la préservation car, dès 2004, la ville s’était engagée dans un ambitieux Plan intercommunal de Renouvellement Urbain : le grignotage d’un premier immeuble a été réalisé à l’été 2025, celui d’un second (170 logements) est prévu pour 2026. A terme, 1 290 logements seront démolis et 1 500 reconstruits, la moitié en social, l’autre en accession. 

L’étude historique s’est attachée à re-contextualiser l’opération et à retracer son l’histoire détaillée, au regard :
– de la situation de l’habitat collectif post 1945 dans le développement de la région parisienne (la préfabrication, la structure, l’expression plastique),
– de la production de logement de Zehrfuss (inventaire et analyse d’une douzaine d’opérations et de leur « coque » respective, en l’Algérie et en Métropole),
– des caractéristiques propres à la cité du Chêne Pointu (le rapport structure-enveloppe, le rez-de-chaussée formant socle, la toiture terrasse-séchoir).

Menée en étroite collaboration avec le groupement, l’étude historique et notamment les analyses des « coques » ont alimenté la méthodologie de transformation des typologies existantes proposée par les architectes.