1.2.17-00-photo façade murée
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Maîtrise d’ouvrage : Communauté Urbaine de Dunkerque
Equipe : In Extenso Tourisme, Culture & Hôtellerie (mandataire) + Richard Klein (Carine Lelièvre) + Sens de visite + CETRAC Ingénierie + Magéo
Réalisation : 2020-2021

Photographies : service de l’Inventaire général du patrimoine
Archives : Centre de la Mémoire Urbaine de Dunkerque, archives privées

Les bains dunkerquois, édifiés entre 1895 et 1897 par les architectes lillois Louis Gilquin, Georges Boidin et Albert Baert, sont caractérisés par leur façade principale qui présente une extravagante réinterprétation de l’architecture mauresque. Initialement la travée principale du corps d’entrée est coiffée d’une grande coupole dont le motif est repris en façade par une série de bulbes. A l’arrière, la cheminée torsadée de la chaufferie évoque un minaret. Les façades et toitures sont inscrites à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1982, alors que l’édifice est menacé de démolition.
Peu favorable à cette protection, la ville avait laissée le bâtiment, définitivement fermé depuis 1978, à l’abandon.
En 2019, la Communauté Urbaine de Dunkerque interrogative quant aux potentiels de transformation de l’édifice en Maison du Carnaval, a engagé une étude de faisabilité. 

La mission a porté sur la définition des contenus culturels, muséographiques, et sur la faisabilité spatiale de l’équipement. 

Les études ont d’abord porté sur l’étude historique du bâtiment afin d’en comprendre les caractéristiques. Le contexte d’édification, l’état initial, et les multiples phases de transformations ont été scrupuleusement étudiés. 

La situation actuelle des Bains a ensuite fait l’objet d’un diagnostic architectural et technique transversal. L’ensemble de ces travaux a permis de définir la valeur patrimoniale des différents espaces des anciens bains, depuis les espaces à préserver jusqu’aux espaces pouvant être reconfigurer plus librement. 

Fort de cette analyse, et de concertations avec les acteurs concernés par le projet, de multiples scénarios ont été définis et spatialisés dans cet ensemble unique chargé de l’histoire de la ville. Un scénario a ensuite été développé. 

Face au coût de l’opération, l’ensemble bâti a finalement été abandonné par les pouvoirs publics.

L’étude historique, alimentée par de multiples archives a permis de redécouvrir l’essor des premiers bassins de natation dans le Nord de la France au XIXe siècle, une architecture réalisée en série par un ingénieur hygiéniste parisien.