Maîtrise d’ouvrage : Ministère de la Culture et de la Communication
Equipe : Richard Klein (Carine Lelièvre)
Réalisation : 2010
Photographies : Bibliothèque Kandinsky, fonds Cardot-Joly
Archives : centre d’archives d’architecture contemporaine – Fonds Candilis, archives EMMAUS HABITAT, archives nationales du monde du travail – Fonds Emmaüs
La cité de l’étoile, composée de 727 logements, met en œuvre les principes proposés par les architectes Georges Candilis, Alexis Josic et Shadrach Woods dans le cadre du concours « million » lancé en 1955, par l’Etat, qui visait la réalisation de logements économiques dans le contexte d’urgence de l’après-guerre. Mettant à profit l’expérience acquise en Afrique avec l’ATBAT, l’équipe met au point une réponse singulière reposant en plan, sur l’articulation des cellules d’habitat et en élévation, sur une expression plastique rappelant l’abstraction géométrique de Mondrian.
Considérée comme la plus aboutie des opérations « Million », la cité de l’étoile réalisée entre 1958 et 1962 pour Emmaüs, est labellisée « Patrimoine du XXe siècle » en 2008, alors qu’elle a déjà partiellement été transformée (démolition partielle, perte de sa polychromie initiale, changement des menuiseries, etc.). En 2010, elle fait l’objet d’un projet de rénovation urbaine qui prévoit la démolition de 280 logements. Afin de préserver l’intérêt patrimonial de la cité et sa cohérence urbanistique et architecturale, le Ministre de la Culture et de la Communication instruit alors, en urgence, une instance de classement portant sur la totalité de la cité de l’Étoile.
L’étude historique a approfondi la connaissance de multiples aspects de la cité (social, économique, urbain, architectural et patrimonial). Son objectif était de permettre la réalisation d’un projet qui prenne en compte le témoignage que constitue la cité de l’étoile au titre du logement social en France et du mouvement engagé par l’abbé Pierre en 1954 en faveur des plus démunis.
La réhabilitation de la cité de l’étoile menée entre 2013 et 2019 par Loïc Josse et Patricia Martineau (Groupe d’Architecture ELLIPSE) a redonné à la cité sa cohérence initiale en démontrant que le patrimoine architectural et urbain du XXe pouvait s’adapter aux contraintes contemporaines.






