Maîtrise d’ouvrage : Seine-Saint-Denis-Habitat
Equipe : de Jean & Marin architectes (mandataire) + Charles-Henri Tachon (architecte associé) + Richard Klein (Carine Lelièvre) + Atelier Roberta + Alterea+ GTA environnement + Le Frene + Bellastock
Réalisation : 2021-2022
Montant des travaux (estimation) : 63 M € HT
Photographie : archives départementales
Archives : archives municipales, archives MOA, centre d’archives d’architecture contemporaine – Fonds Marcel Lods
Maquette : de Jean Marin architectes
La cité de l’Abreuvoir est la première opération de logements conçue et réalisée en région parisienne par Emile Aillaud dans les années 1950. Elle illustre les principes que l’architecte déclinera tout au long de sa carrière. Construite en plusieurs tranches, elle compte au total 1500 logements répartis en trois types de bâtiments. Labellisée Patrimoine du XXe siècle en 2008, la cité est reconnue pour une partie de ses qualités, dont son caractère paysager, mais demeure « discrète » au regard des réalisations suivantes d’Aillaud (cité du Wiesberg, Les Courtillières, La Grande Borne, etc).
L’équipe chargée de la requalification de la cité de l’Abreuvoir partageait la conviction que la remise à niveau du quartier ne résidait pas dans une transformation démonstrative des bâtiments, mais qu’elle devait au contraire s’attacher à redonner aux constructions leur lustre perdu, en valorisant leurs qualités indéniables et en corrigeant les faiblesses plus particulièrement concentrées sur le niveau de confort intérieur des logements et sur les espaces libres entre les bâtiments. Un travail croisé entre histoire et projet a nourri une réflexion fine et concrète en faveur de choix mesurés (depuis le paysage jusqu’à l’habitabilité des logements en passant par les aspects constructifs et techniques).
L’étude historique a approfondit la connaissance de nombreux sujets caractérisant la cité :
– elle s’est d’abord attachée à comprendre les caractéristiques urbaines et architecturales initiales de la cité : son paysage, ses couleurs, ses systèmes constructifs, ses qualités d’usage, la variété de ses baies, la relation sociale permise par les services,
– puis elle a retracé les évolutions dans le temps de la cité : de la réalité construite, aux désordres de façades, jusqu’aux différentes phases de transformations.
Ce travail minutieux a permis de comprendre certaines situations et d’orienter le projet contemporain, il est complémentaire au diagnostic patrimonial réalisé en amont par Jean-Bernard Cremnitzer.
L’ensemble des apports historiques a régulièrement été partagé avec les services patrimoniaux concernés et impliqués dans le projet (UDAP de Seine-Saint-Denis).






